14 novembre 2005
Je m'inquiète pour ta santé psychique...
Voilà, première journée chez les petits bouts de la crèche. Je suis finalement dans le service des moyens, c'est-à-dire de 1 an à 2 ans. Étrangement, je suis quelque peu fatiguée. Mais fatiguée à n'avoir presque rien fait. J'ai découvert que le métier d'auxiliaire de puériculture favorisait grandement le lien social, on dira ça comme ça... Enfin, j'ai quand même passé une bonne journée, surtout quand je me sentais utile... Et puis y'avait le petit Jérémy, qui avait de gros chagrins aujourd'hui et qui venait se consoler près de moi... (Ce qui n'était pas pour me consoler de mon chagrin!)...
... Un manque énorme... Je n'arrive même plus à rentrer dans ma chambre, elle est si vide... Je regarde encore et encore son cadeau, plus qu'un cadeau... Comment pouvais-je imaginer... Je suis comblée, c'est cela, comblée dans ses bras... (oups, les yeux picotent)... Je l'aime...
Bonne nuit, moi je vais essayer de ne pas sacrifier la boite de mouchoirs...
09 novembre 2005
Tell me something beautiful...
J'avais envie d'écrire. Dire que je suis toujours là, que je me promène... Dire que je suis vidée en ce moment et que je n'arrive plus à écrire... Dire que j'ai vécu quatre mois des plus merveilleux... Dire que je ne me sens pas capable d'affronter le futur proche...
Et puis, et puis... Rien...
"Tell me something beautiful
Tell me something free..."
27 octobre 2005
Tu penses à quoi?
Je ne fais que des rêves très étranges depuis que mon Ange est parti. Hier matin, je me suis réveillée énervée. Tout ça à cause d'un rêve stupide qui a bien duré une bonne partie de la nuit. J'étais chez moi, devant le pc et j'entends ma mère qui m'appelle de la salle de bain, mon Ange et mon frère sont alors sur mon lit à discuter. J'entre donc dans la salle de bain et écoute ma mère qui ne me sort que des insultes et autres menaces. Je n'explique pas cela, mais je suis alors prise d'une colère folle et je la frappe, je lui cogne la tête contre les murs, j'essaie de la noyer dans la baignoire... Mais elle continue de parler, comme si de rien n'était, et elle garde cet affreux sourire aux lèvres... Peu de temps après, je découvre que ce n'est pas réellement ma mère, mais qu'une sorcière la possède. Une sorcière très dangereuse, que j'ai déjà combattue... En bref, à ce moment là, la sorcière apparaît et ma mère se transforme: le bleu de ses yeux devient comme le bleu des bouchons des bouteilles d'eau et il n'y a plus de pupille... La sorcière en vient donc à essayer de me tuer. Alors qu'elle m'étrangle, je crie et appelle mon Ange et mon frère à l'aide. Les deux arrivent tranquillement, avec le sourire: leurs yeux sont les mêmes que ceux de la sorcière... Enfin, après une lutte acharnée, je réussis tuer la sorcière, puis mon Ange et mon frère, simplement en leur arrachant deux doigts...
Si un spécialiste des rêves me lit, qu'il n'hésite surtout pas à me donner son avis... Mais en y réfléchissant, je crois savoir pourquoi j'ai ressenti ce besoin de tuer mon entourage, enfin, tout ceci est très imagé bien sûr... Je veux tuer mon Ange car je lui en veux d'être parti et je veux tuer mon frère car je lui en veux d'être en pleine crise d'adolescence et de m'en faire baver... Par contre pour ma mère... J'ai beaucoup de choses à lui reprocher mais je ne vois pas pourquoi j'ai besoin de la frapper autant. Et ce n'est pas la première fois, il y a quelques semaines je lui balançais des parpaings à la figure (elle avait encore ce sourire aux lèvres)... Peut-être que c'est à cause de ses remarques journalières, souvent infondées, qu'elle me fait...
Bon, il faut que je me reprenne moi, que j'arrête de me laisser aller. Tiens d'ailleurs ce soir je bouge un peu. Mes parents aiment beaucoup visiter de vieilles maisons retapées, et je me suis surprise l'autre jour à leur demander si je pouvais venir. Je ne sais pas pourquoi je veux y aller. Peut-être qu'une force mystérieuse me pousse à le faire et qu'une fois entrée dans cette maison un esprit viendra me parler (hé hé)... Pardon, je déraille pas mal depuis quelques jours...
"Je me sentais rejetée du monde, en dehors de la vie, spectatrice d'un film chaotique qui se déroulait sans cesse devant mes yeux et auquel je ne parvenais jamais à participer..."
M.A Sechehaye, Journal d'une Schizophrène.
17 octobre 2005
Mon chat est con...
Coup de fil l’autre midi, alors que je dégustais des crêpes au chocolat (0%) soigneusement préparées par une copine de ma promo, de la maison. " Oui, c’est Maman, y’a la responsable de … qui a appelé et tu es prise pour les deux stages ! " Youhou ! En effet, avec la formation que je suis, je dois effectuer deux stages (dans le social, et plus particulièrement avec des enfants pour moi) ; un de 15 jours en novembre et un de trois mois à partir de mars… Donc, donc, donc je suis acceptée dans une crèche pour la totalité des stages. J’ai déjà le sourire aux lèvres en me voyant les mains dans la peinture, dans la pâte à modeler, et même dans les couches ! Enfin, ça va être super enrichissant tout ce petit monde. Malgré cela, j’aurais aussi voulu intégrer un foyer pendant un des stages, histoire d’être confronter à des situations moins simples… Mais bon, je suis bien contente ainsi…
Début de week-end sympathique. Au lieu de me faire réveiller par l’aspirateur relativement tôt, on m’a proposé de me servir le petit dej’ au lit en échange de ma promesse de faire le ménage dans ma chambre. Hin hin… Ça ne se refuse en aucun cas une telle proposition ! Et puis même que j’ai vraiment fait le ménage cette fois !
Et ben, ce n’est plus Personne qui écrit là… Je ne sais pas quoi en penser. D’un côté c’est dommage parce que cette page va perdre quelque chose ; une magie du morbide Personnelle… Et puis, de l’autre côté, j’ai besoin de parler, d’écrire, même si je raconte des conneries ! Je suis moins poétique que Personne, et mon monde n’est pas magique (à part dans Tes bras…), mais bon…
"Je ne veux pas t’abandonner mon Bébé,
Je ne veux pas t’abandonner tu sais… "
11 octobre 2005
Dis-moi oui...
Marre ce soir... On dirait que tout s'enchaîne pour me faire hurler... Allez, je vais même faire une petite liste pour me détendre:
- Je n'ai pas fait 500 mètres à pied en sortant de chez moi que j'ai déjà mal aux pieds.
- Je suis fatiguée, et fatiguée et fatiguée...
- Je me tape deux heures de code ce soir, après les cours (bon déjà ça c'est chiant), et puis je sors, le bus est en retard... 30 minutes de bus, pour rater le seul car qu'il restait. On appelle Maman, qui fait déjà la gueule au téléphone...
- 3o minutes plus tard, la voilà (enfin) avec une mine horrible. "On a reçu une lettre de ton école... Pourquoi t'as séché lundi matin?". Je suis restée (presque) calme en lui disant qu'il devait y avoir une erreur. "T'es sûre hein?!". Putain de bordel de merde, mais oui que je suis sûre, les cours sont assez lourds comme ça pour que je m'en souvienne! Et puis une année à 15000 balles, je vais pas m'amuser à sécher! Comme si c'était mon genre d'abord! Grrr...
- Bien sûr, en revenant, fallait faire des courses...
- En rentrant je cherche désespérément une lettre qui doit me donner une réponse pour un stage... Rien.
- Et pour finir, un petit scandale des parents parce que j'ai 5 kilos en trop!
(- Mon Cher et Tendre se fait désirer depuis une demi-heure.)
Ouf... Ben je suis encore plus énervée... Fatiguée, au bord de la crise de nerfs... Premières larmes...
Bonne nuit...
04 octobre 2005
Pff... Et repff...
C'est comme si je n'avais rien à dire. Mais en fait, je n'ai rien à dire. Juste envie d'écrire un peu, de revenir ici, parce que mine de rien je m'enfuis. Je me suis surprise à penser ce matin que ça me manquait de ne pas me trancher. Pas vraiment le geste en lui-même, quoi que c'est agréable de voir son sang couler, mais plutôt ce qu'il représente. C'est un échappatoire formidable. Cette petite coupure qui laisse échapper tant de maux... Alors qu'aujourd'hui je me rends compte que je garde tout en moi. Pour l'instant ce n'est pas grave, le réservoir est à moitié plein, je commence juste à avoir chaud...
Envie de pleurer. Fatigue générale; les horaires, les cours, les longs trajets... Envie de pleurer pour pleurer...
Des pages s'accumulent au milieu des cours. Elles sont remplies de petits carreaux, de paroles de chansons, de moutons, de prénoms, de ronds, de croix, d'histoires drôles... Mais ce n'est pas suffisant...
Et puis ils me manquent tous... Il suffit de voir quelques photos de l'an passé pour verser ma petite larme. Pas moyen de leur rendre une courte visite entre deux cours, je suis trop loin... Me manquent...
Envie de crier aussi, envie de briser les chaînes, envie de m'envoler, envie de crier que je suis folle, envie de balancer Freud par la fenêtre, envie de ne manger plus que des sandwichs à la mayonnaise, envie de ne plus me lever, envie de changer, envie de vouloir, envie de pleurer...
Et puis merde d'abord!
12 septembre 2005
Encore un jour se lève...
Endormie sur l’herbe fraîche, à l’ombre d’un marronnier. Au loin, la ville. Une bulle grise, de la vitesse et du bruit. Ma respiration est profonde et mon esprit s’éloigne. Je repense à tous ceux qui me manquent et que je n’ai pas revus depuis quelques mois déjà. De bons et de mauvais souvenirs. Je remonte encore un peu plus loin, une petite dizaine d’années. Une idée : si seulement je pouvais tout recommencer, renaître. Et puis autre chose : si je recommence tout, pourrais-je Le retrouver ? Je saurais bien évidemment comment faire et quand. A nouveau je pourrais être patiente et observer. Espérer devant mon écran aussi, mais espérer secrètement. Mais si ma vie avait débutée autrement, peut-être que la fille paumée n’aurait jamais existée, auquel cas Ses yeux ne se seraient jamais posés sur moi. Moi, petite sœur du néant qui croit vivre... Ecorchée... Incompréhension... Parce qu’il y a le monde autour. Le monde, les autres. Et Nous. Nous deux à côté, une parenthèse plus que confortable. Malgré cela, malgré le tout que Tu représentes, mes mains sont liées dans mon dos et mes chevilles sont attachées l’une à l’autre. On m’a gentiment installée dans une barque, sans rames. Ainsi, celle-ci est dirigée au gré du monde autour. Bien sûr, on me laisse faire mes choix, mais le fait de devoir faire des choix m’est imposé. Me voilà en Prépa, même pas majeure et pas envie de l’être. Je n’ai rien fait pour en arriver là, tout se passe sans me marquer spécialement. Le temps passe de plus en plus vite, trop vite. On y est : le monde des adultes. Ce monde m’effrayait alors que j’en étais encore loin et maintenant que j’en suis encore plus proche, je comprends ma peur. Je n’aime pas, je n’aime rien dans ce monde, dans leur monde. Pourquoi en attend-on autant de moi ? Je ne suis rien, je suis Personne. Ce monde n’est pas pour moi... Toujours pas...
Deux mois, déjà... Merci à Toi...
"Je mettrai de l'or dans nos yeux
Pour qu'on ait plus jamais peur d'eux..."
02 septembre 2005
Dansez maintenant!
Que devient-on ce soir? Je sens comme une métamorphose dans l'air, une poudre étrange tombe des nuages. C'est l'ange de la folie qui passe au-dessus. Ce soir son sable m'apaise et m'excite en même temps, comme si j'étais sous l'emprise d'une drogue. Non Personne n'a rien pris, moi non plus d'ailleurs. Envie incontrôlée de rire devant ce qui ne va pas et qui aura de mauvaises conséquences. Envie de chanter, envie d'hurler, envie de bouger, envie de tout casser... en riant! Un rire aux éclats, un rire qui fait du bruit et qui énerve les autres autour. Le rire de la sorcière, le rire du vampire... Pas de repos, pas envie de dormir. Une nuit à regarder le monde en se moquant de lui, en imaginant ne plus en faire partie. Un rêve: être la reine, la reine qui profite de la merde qu'elle fout, la reine qui est en extase devant ceux qui bavent! Et tout ça avec de la musique, celle qui tape, celle qui rend sourd, celle qui parle de suicide. La reine s'en moque ce soir, elle est immortelle. Elle danse et danse encore... Elle tourbillonne pour évacuer ses maux, pour qu'ils s'envolent enfin. La brume entre dans sa tête. La musique, encore plus forte, la fait devenir folle... Il n'y a plus qu'elle et ses poings qui cassent les miroirs pendant qu'elle tourbillonne... pendant qu'elle tourbillonne...
Et puis la chute, l'inévitable chute... La reine est tombée à terre... Les poings ensanglantés, elle tape encore, elle tape le sol en lui criant qu'elle n'en peut plus... Elle ne veut plus... Les pleurs encore, les pleurs reviennent... La reine n'est plus... Il ne reste qu'une fillette apeurée qui se cache dans le noir... Allez princesse, remonte tes manches et défoule-toi! Je reviendrai pour tes pansements...
29 août 2005
Retour...
Et oui, après un départ, il faut un retour. Que celui-ci est bon... Huit jours de formation générale pour le Bafa. Bon, d'un point de vue "professionnel", cette première session est une réussite (étant donné que cette session est validée pour tout le monde, hin hin)... Mais ce qui a été difficile est la vie en collectivité, non pas que je sois une ermite (quoi que..) mais parce que le groupe de personnes qui m'entourait n'était pas forcément "à mon goût", et puis surtout je ne supporte pas du Skyrock à longueur de temps! Pouah! Bon, je suis quelque peu mauvaise langue car certains moments étaient agréables, mais...
Et puis le seul retour que je veuille est tout autre, son retour, à Lui...
"Pray now baby, pray your life was just a dream |
|
21 août 2005
Départs...
Voilà, la semaine est achevée... La tête lourde, les yeux humides, l'estomac resserré, comment continuer lorsque l'absence règne? La chambre, vidée des sacs de voyage, est redevenue mon seul territoire. C'est encore difficile d'écrire ce soir, tout est si incontrôlable. Je reste donc là, allongée, les yeux fixant le plafond et la tête se remémorant tous ces moments... Encore et encore...
Demain, autre départ. Une semaine complète loin de chez moi; première session de BAFA.. Je n'en ai bien sûr aucune envie... Une seule envie, être près de Toi... Vue de plus en plus trouble... Trop fatiguée pour continuer ce soir...
Tiens ta promesse et je tiendrai la mienne...




